Les trois muses
Euterpe1, Melpomène2 et Polymnie3
Eclairent le ciel de mon insomnie…
Dans le géant temple de l’amour,
Où les vierges fleurs se font la cour.
Toutes les nuits, je pris pour ces Muses
Qui enflamment mon âme et s’amusent…
Ô amertume, ô peine, ô douleur
Ô froid glacial, ô forte chaleur
Allez-y ! Faites comme bon il vous semble !
Jusqu’à ce que vos caprices se comblent
Criez ! Gueulez ! Moi, je vais chanter
La paix, la sincérité, l’amour
Dans les bois et les châteaux hantés,
Dans les huis clos et sur les carrefours…
* * * * * * *
Euterpe, Melpomène et Polymnie
Trempent mes vers dans la calomnie…
Elles écrivent ce que je ne peux lire,
Jouent, sans que j’entende, sur la lyre
La valse chantant tous les délires
Faisant rougir et faisant pâlir
Toutes les couleurs de l’innocence
Et les beaux souvenirs de l’enfance.
Pourtant, j’aime, je chéris, j’adore
Depuis toujours et j’aimerais encore…
Alors, je tatoue des arabesques
Sur les peaux délicates de la joie
Sur les yeux, les cœurs et les foies
Oh ! Quelle vue grandiose et pittoresque !?
* * * * * * *
Je nage, tout nu, dans les rivières dives
Je m’étends dans l’amour, sur les rives
Hé ! Attention le bonheur ! J’arrive !!
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Chafik CHTIBI, le 02/08/99, Rabat.
1 : déesse de la musique. 2 : déesse de la tragédie. 3 : déesse de la poésie lyrique.






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